Zanotta - Fauteuil gonflable Blow

Le fauteuil Blow a été dessiné en 1967 par De Pas, D’Urbino, Lomazzi et Scolari qui forment le studio design DDL. Au milieu des années 60, les designers se sont positionnés avec leurs œuvres au rang des meilleurs représentants du Radical Design.

Le fauteuil gonflable Blow que les designers ont créé pour la société italienne Zanotta a dépassé les attentes classiques envers un fauteuil. Gonflable, transportable et robuste, Blow s'est vite révélé être un franc succès. Aujourd'hui, on le retrouve dans plusieurs collections de grands musées design parmi lesquels le MoMA à New York, Neue Sammlung à Munich, Vitra Design Museum à Weil am Rhein et le Victoria & Albert Museum à Londres.

Zanotta fabrique le fauteuil Blow en PVC transparent. Le soudage électronique du fauteuil a été réalisé à l'aide d'une technologie à haute fréquence qui a rendu les coutures extrêmement robustes. Blow a été conçu pour être gonflé à des températures situées entre +10 °C - +20 °C mais aussi entre -5 °C - 50 °C et pour une utilisation à l'intérieur et à l'extérieur. Pour une utilisation à l'air libre, le fauteuil doit être un peu moins gonflé.

Pourquoi est-ce-que ce fauteuil n'est plus produit ?

Des raisons liées à la technique de production ont amené Zanotta à stopper la production du fauteuil gonflable Blow. Malgré des techniques de pointe, la méthode de soudage thermique qui permettait de souder le film PV fin et transparent, ne garantissait pas une étanchéité de longue durée des points de soudure. Étant donné que cela ne répondait pas aux normes de qualité du reste de la collection Zanotta, l'entreprise a décidé de stopper la production.

À son introduction sur le marché en 1968, le fauteuil Blow a beaucoup fait parler de lui car c'était le premier meuble pour lequel l'air était utilisé comme élément structurel. Dans l'histoire du design, le fauteuil Blow est, avec le Sacco, considéré comme l'une des œuvres les plus marquantes du « Pop Design » et comme symbole de l'esprit de provocation et des changements socio-culturels des swinging Sixties.

Nous sommes convaincus que, malgré l'arrêt de production, le souvenir et la valeur historique de Blow resteront intacts.